My mind and my gun they comfort me
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Sur My mind and my gun they comfort me le Mer 2 Jan - 23:59
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My mind and my gun they comfort me.

J’ai fait ce que j’avais à faire, rien de plus, rien de moins. Je n’en suis pas plus un héros ni un monstre. Quoique sur ce dernier point… Tout ce que je sais c’est qu’il y a bien pire que moi dehors. Je me suis assuré que Hope et Colleen soient en sécurité. Si je reste, c’est simplement pour être sûr qu’il ne leur arrive rien. Si ça ne tenait qu’à moi, je prendrais la tangente. Je me débrouille bien mieux seul. Ça a toujours été le cas. Pourtant je reste. Si j’ai peur de ce qu’il se trouve dehors et sais que c’est plus dangereux que tout ce que cette terre porte en ce moment même, cela n’empêche que je n’ai pas confiance en ce Moore et son petit groupe de franc-tireur. J’ai vu l’humanité sous un aspect que peu de monde imagine. Enfin… Peu de monde en dehors de ceux de mon acabit.

Je nettoie mon arme au bord de ma toile de tente, n’oubliant pas de bien me couvrir pour éviter quelconque maladie. Je finis par me redresser et me lever pour me diriger vers celle qui s’occupe des ravitailleurs. Je lui ai proposé un coup de main. Sans doute une façon de ne rien lui devoir, de faire ma part et de payer ce tribut pour Colleen, Hope et moi… Bien entendu je ne vais pas vers elle l’arme à la main. Je range cette dernière dans son holster. Même si l’endroit est sympathique et rassurant, j’ai besoin de sortir. J’en ai assez de jouer au brave type qui doit sourire dès qu’on le regarde…

Ç’aurait été bien plus aisé de lui parler sans avoir à craindre l’intervention d’une personne issue de mon passé. C’est bête, mais je tiens à ma couverture. Un meurtre qui surgirait soudainement entacherait ma réputation et pousserait n’importe lequel de ces gens à m’accuser au moindre comportement suspect. Lorsque j’aperçois Victoria non loin de la responsable du ravitaillement, je décide qu’il est grand temps de baisser la tête et de m’agenouiller pour refaire mon lacet.

Quelques instants plus tard, la personne que je voulais voir à disparu à son tour. Reste seulement Victoria : la personne que je veux le moins voir. Si je sais que Colleen n’ira pas chanter sur tous les toits que je suis un sale type, je suis moins certain des agissements de sa sœur. Il est peut-être temps de rassembler un peu de courage et de clarifier la situation avec elle.

Je me redresse et m’approche de la jeune femme d’un pas décidé avant d’attraper son bras pour attirer son attention, prenant soin de l’attirer dans un renfoncement pour éviter tous regards. Mon autre main s’était glissée sur la bouche de la jeune femme pour être sûr qu’elle n’hurle pas. Lorsqu’enfin je cesse de vérifier que personne ne nous ait vu ou suivi, je plante mon regard dans le sien. “ Tu ne hurles pas, je retire ma main. Tu hurles… Je te bâillonne. Pigé ? ” Un moment d’hésitation avant de faire ce que j’ai promis, en espérant vraiment qu’elle ne hurle pas. “ Je crois qu’il faut qu’on discute, tu crois pas ? ”
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Sur Re: My mind and my gun they comfort me le Jeu 3 Jan - 19:41
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- C'est absolument immonde.

William la toisa un moment, tentant visiblement de déterminer si elle était oui ou non sérieuse.

- Oui. Evidemment que c'est immonde. C'est l'apocalypse.

Victoria leva les yeux au ciel, qu'est-ce qu'ils pouvaient l'énerver avec cette apocalypse. Ce n'était pas l'apocalypse. C'était... quelque chose qui y ressemblait c'est vrai mais... pas l'apocalypse. Ça ne ressemblait pas à ça l'apocalypse enfin, c'est ce qu'elle imaginait.

La brune se leva, abandonnant à son sort sa conserve trouvée dans on ne sait quel coin paumé qui devait être périmée depuis un siècle au moins et se dirigea droit vers la responsable de ce massacre. Hélène quelque chose, elle n'en savait trop rien et ne voulait pas vraiment en savoir plus. Elle se racla la gorge une fois pour attirer son attention et mit sa main sur sa hanche, à la fois sévère et critique. Un peu comme une patronne qui dispute ses employés.

Sauf qu'elle n'est pas la patronne. Et que la caserne n'est pas une entreprise.

- Excusez moi, sauf erreur de ma part, toutes les bestioles de cette terre n'ont pas encore été mangées par les zombies. Alors pourquoi diable doit-on manger ces horribles conserves dégoûtantes alors qu'il vous suffit simplement d'aller... je ne sais pas moi... chasser par exemple ?  

Elle était presque dégoûtée par le mot. Chasser. Non mais franchement. C'était quand même incroyable qu'on doive chasser pour survivre au XXIème siècle. Ridicule. Néanmoins, elle avait essayé de rester polie, d'utiliser des mots simples pour que son petit cerveau d'illettré puisse les comprendre. Elle s'attendait donc à une réaction... peut-être pas amicale mais au moins aussi polie qu'elle.

Elaine la fixa un long moment, de la même façon que son garde du corps l'avait fait quelques minutes avant.

- Et bien...

Et puis elle se rendit compte qu'elle n'avait vraiment aucune raison d'être polie avec son interlocutrice.

- Écoute princesse, si tu veux de la viande tu vas te la chercher. Nous on a la réserve pour les gens qu'on aime bien.

Au moins, c'était clair.

Victoria fulminait en silence. Elle regarda partir la paysanne qui n'avait visiblement aucune idée de qui elle était et s'apprêtait à repartir chercher sa conserve pour la lui verser sur la tête quand...

Un enlèvement.

Un kidnapping.

À L'AIDE !!!

Elle se demandait bien pourquoi elle payait les services d'un garde du corps si c'était pour qu'on l'enlève aussi facilement. On plaqua une main sur sa bouche lorsqu'elle voulut se retourner et reconnut la voix de son agresseur.

Sa voix.

À lui.

Ce truand.
Ce dégueulasse.
Ce criminel.
Ce gros connard.

Lui.

Celui qui avait abandonné sa sœur quand elle est tombée enceinte.
Celui qui avait ruiné sa réputation.
Et celle de sa famille.

Elle ne pensait plus le revoir, du moins pas avant longtemps. Trente ans. C'était ce qu'elle avait réussi à obtenir. Il n'aurait pas pu écopé de plus de toute façon, alors c'était assez satisfaisant. Si ça n'avait tenu qu'à elle, il aurait passé sa vie en prison. La perpétuité, c'était peut-être un peu excessif comme peine pour avoir abandonné une femme et un enfant. Mais pas aux yeux de Victoria. Et elle était plutôt rancunière. Alors elle s'était fait un plaisir de se porter volontaire pour plaider contre Elliot. Elle n'avait demandé aucun salaire, ça en avait étonné plus d'un mais peu savait que le voir derrière les barreaux était le plus précieux des paiements. Elle se fichait pas mal de ce qu'il avait pu faire, mais elle l'avait fait croire au juge. Elle était plutôt douée pour mentir honteusement.

À la seconde où son regard croisa le sien, Victoria se mis à bouillonner. Rien de comparable avec sa conserve périmée, c'était une rage sourde qui brillait dans ses yeux.

Et à la seconde où il retira sa main de meurtrier de sa bouche délicate, Victoria se mit à cracher par terre. Elle n'allait pas hurler, ce n'était pas son genre. Elle préférait largement le provoquer jusqu'à ce qu'il tente de la tuer. Là, elle hurlerait.

- Oh Jésus, quelle horreur...

Elle en faisait des tonnes, mais c'était bien le but. Elle aurait pu lui faire une place dans son cœur lorsqu'ils étaient adolescents. De lui faire une place au sein de sa famille comme elle en avait fait une pour Hope. Elle se fichait bien qu'il soit pauvre tant qu'il rendait sa sœur heureuse. Et elle se fichait bien que ce soit un délinquant, en fait elle trouvait ça plutôt cool à l'époque. Mais Victoria avait changé et il les avait trahi lui aussi. Ne valait pas mieux que son soi-disant grand frère et ne méritait rien d'autre que le dégoût. Elle se redressa finalement, essuyant ses lèvres avec sa manche.

- Parler ?

Elle fronça les sourcils en feignant réfléchir.

- Parler... mais de quoi mon cher beau frère ? De tes années en prison ou de celles que tu as passé à faire souffrir ma sœur ? D'ailleurs, c'était comment ? Ta cellule, la bouffe dégueulasse, les codétenus qui veulent te violer... raconte moi tout je brûle de curiosité.

Elle sourit de toutes ses dents. Définitivement fière d'elle.

- Oh... ou c'est peut-être parce que tu as peur que j'aille raconter à tes petits copains paysans qui est vraiment leur nouvel ami ?

Elle ne l'avait pas fait, pas encore du moins. Ce n'était pas par pitié, ni en souvenir du bon vieux temps, c'était parce que ni Hope ni Colleen n'était au courant que c'était elle qui avait mis Elliot en prison. Ou du moins, elle avait contribué à ce qu'il y passe le plus de temps possible. Elle avait peur de leur réaction. Elle en était même terrifiée. Voilà pourquoi elle n'avait rien dit.

- Alors... dis moi Elliot. De quoi veux-tu me parler ?

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Sur Re: My mind and my gun they comfort me le Dim 6 Jan - 23:28
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Au moins elle ne hurle pas… Elle se contente simplement de jurer. C’est un bon début, je suppose. Mais sa voix ne m’avait pas manquée. Surtout lorsque l’on sait que la dernière fois que je l’ai entendu c’était pour me décrire comme un ignoble personnage qui mériterai la chaise électrique. En tout cas, c’est sans doute ce qu’elle aurait souhaité. J’arrive à soumettre l’idée que l’on doive parler. Oh elle semblait presque l’accepter, avant de prendre cet air hautain.

Je me recule, ravalant ma salive en haïssant intérieurement le manque de cigarette. Oui, tu as réussi à me foutre en taule, Victoria, on sait, t’es la meilleure, je ne suis qu’une merde !... Connasse… Elle veut que je lui raconte cette haine que j’éprouve envers ces foutus bureaucrates, caste dont elle fait partie ? Je suis peut-être un sale truand de merde, mais je ne fais pas parti de cette classe parasitaire qu’est la bourgeoisie. On se passerait bien d’eux d’ailleurs…

Ce n’est pas possible, cette fille est un véritable moulin à paroles ! Elle ne reprend presque pas son souffle et continue de débiter ses conneries visant à tenter de remuer le couteau dans la plaie. Mais elle daigne enfin me laisser parler au bout d’une tirade aussi longue que le Mississipi. “ T’as mis le doigt dessus. Si ça pouvait rester entre nous, ça ne serait que mieux pour tous, tu ne crois pas ? Parce que vois-tu, s’il m’arrive des bricoles dans ce camp à cause de toi, je risque d’être exécuté à la moindre merde… Mais si ça n’était que ça… les prochains à y passer ce seront Hope et Colleen. Tu vas tenter de les défendre et passer pour une complice. ”

Avoir une longueur d’avance, ça c’est de mon ressort. Il ne faut pas être devin pour savoir que s’il manque une boite de conserve dans l’inventaire, en connaissance de mon passer, je vais vite y passer. Et s’il arrive quelque chose d’autres après Hope ou Colleen seront accusées pour avoir été respectivement ma fille et mon ex. Elles auront cherché à se venger au regard de tous. “ Pour info, la bouffe était bonne en sachant que ce sont les contribuables qui l’ont payés. ” Un large sourire fend mes lèvres. Après tout, qui a dit que je ne chercherai pas à la narguer ?
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Sur Re: My mind and my gun they comfort me le Ven 11 Jan - 13:34
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My mind and my gun they comfort meOh, il l'énervait déjà.

Parce qu'il avait raison.

Que s'il avait raison alors elle avait tort.

Et qu'elle détestait plus que tout avoir tort.

Enfin plus que tout... tout est relatif. Disons qu'Elliot est en première positif dans sa liste des choses qui la dégoûtent le plus et qu'avoir tort n'est pas loin derrière. Alors avoir tort face à Elliot... c'était un coup dur pour elle. Surtout qu'elle ne pouvait pas nier que ce qu'il disait était vrai, même si ça la faisait bien chier. En vérité, Hope en pâtirait sûrement avant Colleen mais l'une ou l'autre c'était la même chose et elle doutait franchement que sa sœur laisse quiconque faire du mal à la jeune fille.

Elle était donc coincée.

Et Elliot le savait bien.

- D'accord.

Elle déglutit une fois, dut même reposer son dos contre le mur du fort pour s'empêcher de se rouler en boule dans un coin et de sangloter. C'était injuste. Réellement injuste. Et elle ne savait pas du tout comment elle allait faire pour vivre avec sa sale tête en face de la sienne. Mais visiblement, elle allait devoir s'y faire.

- Mais ni Colleen ni Hope n'entendent jamais parler de notre petit accrochage au tribunal.


Quoi ? Autant tirer avantage de son malheur non ? Quitte à se taire sur les précieux secrets d'Elliot, elle préférait obtenir quelque chose en retour. La garantie que les siens ne seront pas dévoiler par exemple. Parce que ce "petit accrochage" avait failli emprisonner une personne très importante pour sa nièce et sa sœur pendant trente ans, et elle n'était pas sûre de leurs réactions si elles l'apprenaient.

Quant à sa petite provocation sur la nourriture qu'on lui servait en prison... Victoria ne sut pas tout de suite comment réagir. Elle décida finalement de rester calme, souriant gentiment comme si elle n'avait pas du tout envie de lui arracher la trachée avec les dents.

- Avec plaisir.

Un peu sec, malgré ses efforts.

- De toute façon, les contribuables ont plus d'argent que tu n'en auras jamais...


Nouveau sourire angélique, et nouvelle petite pique.
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Sur Re: My mind and my gun they comfort me le Dim 13 Jan - 22:18
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Comment savoir que la fin du monde est totale ? Facile : tomber d’accord avec Victoria est l’un des signes que la tête ne tourne plus rond. Je pourrais être satisfait d’avoir eu raison d’elle et de lui avoir rabattu son caquet, mais les enjeux sont bien trop grands pour être aussi enfantin. Lorsqu’elle se cale contre le mur, je me recule également d’un pas ou deux.

Au moins, elle n’a pas crié, et ça aussi c’est une sacrée victoire. Elle aurait pu largement précipiter mon départ en hurlant au viol. Lorsqu’elle pose ses conditions, j’accepte d’un signe de tête. Pour qu’un deal tienne, il faut que chaque parti ait un minimum de matière à en être satisfait, et risque d’y perdre quelque chose. Elle, se serait sans doute son honneur à avoir envoyé un homme se laissant faire, croupir derrière les barreaux pour une trentaine d’année.

Puis si elle rompt cet arrangement, elle sait également ce qu’elle y perdra. Oh elle peut tenter de faire la belle avec sa punchline ! Il n’empêche que j’arrive même à en rire face à cette pique : avoir moins d’argent que les contribuables ? La pauvre, elle ne se doute pas. “ Il ne fallait pas non plus que j’alourdisse mon dossier mais… ” Je lève les yeux vers le ciel. Si elle savait ce que j’ai engrangé comme fortune et comme matériel… Elle ne s’est jamais demandé comment ai-je pu reverser une telle pension à Colleen pour notre enfant ? Sauf si bien sûr Colleen ne lui a jamais dit qu’elle percevait un second salaire en cash tous les mois.

Mon attention se recentre sur Victoria. Non pas que ça me déplaise de pactiser avec elle, mais une avocate droite dans ses bottes et un contrebandier bourré de vice ne font généralement pas bon ménage, surtout lorsqu’ils ont un passif. Va-t-elle chercher un moyen de se défaire de cet accord ? Sans doute, c’est un gratte-papier, certes, mais son taffe n’est pas si éloigné du mien : elle doit toujours avoir une longueur d’avance. Et je présume que si elle veut me pourrir la vie, elle a de quoi le faire. Peut-être devrai-je lui rappeler qu’elle peut perdre beaucoup plus gros qu’un simple secret sur elle ?

Je me rapproche un peu plus d’elle à nouveau, reprenant une certaine posture que je veux menaçante. Celle-ci même que j’avais lorsque j’effectuais un deal : les bras croisés, un faciès on ne peut plus sérieux avec une légère pointe de haine dans le regard “ Sois sûre que je vais t’avoir à l’œil, Jones. Si tu me trahis, ou tente de faire retourner Hope ou Colleen contre moi… ” Plus qu’elles ne puissent l’être déjà en tout cas. “ …Dis-toi que tes études d’avocates ne te servent plus à rien dans cette nouvelle loi qui régit le monde. ” Et si elle se demande quelle est cette loi, il n’y a pas à chercher : celle du plus fort.
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Sur Re: My mind and my gun they comfort me le
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