Victoria Jones - Some days I am more wolf than woman
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Sur Victoria Jones - Some days I am more wolf than woman le Jeu 20 Déc - 12:06
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Victoria Hécate Jones

32 ans

Avocate


Caserne

Célibataire


Audacieuse

Éloquente

Charismatique

Protectrice

— CLASSE —
Vigilants

— COMPÉTENCE —
Trader

Manipulatrice

Calculatrice

Capricieuse

Égocentrique


— Objets —
Arme
Revolver
Véhicule
Range Rover Sport noir. Elle avait un chauffeur avant mais il s'est fait bouffé par les zombies.
Sacs et bagages
- Besace : sac en bandoulière d’une contenance de 25L
Vos kits de survie
- Kit médical
- Kit hygiène
Objets personnels
- Un crucifix en pierres qui appartenait à sa mère.
- Son smartphone, qu'elle n'a pas pu charger depuis bien longtemps.
- Chevalière avec ses initiales gravées.
- Flasque d'alcool.
- Une photo de sa famille réunie.
- Tout un tas de billets inutiles.

— Questions —
• Parlez nous de vous, de votre lieu et date de naissance, de votre parcours professionnel/scolaire, ainsi que votre situation familiale
Par où commencer... dire que je suis brillante dans tous les domaines ? Trop simple. Confier modestement que je réussis tout ce que j'entreprends ? Banal. Nous allons plutôt aborder mon incroyable éloquence et ce qu'elle a entraînée avec elle. Née à Londres en même temps que moi et mes jumeaux, mon éloquence a beaucoup fait parler d'elle dès son apparition. Que les choses soient claires, J'AI su parler en premier. Neal vous dira le contraire, mais c'est faux. J'étais déjà très douée pour négocier et c'est toujours moi qu'on envoyait pour réclamer des bonbons ou je ne sais quelle connerie qu'on voulait absolument à l'époque. J'ai eu quelques écarts de conduite sans conséquence avant d'entamer des études de droit et d'avoir mon diplôme d'avocate. Pourquoi avocate ? Parce qu'il vaut mieux connaitre la loi avant de l'enfreindre. Ah et aussi parce que je voulais faire chier mon connard de père qui pensait que j'étais bonne qu'à marier. Comme ma mère, cette débile. Enfin tout ça pour dire que j'ai eu plusieurs métiers bien que celui-ci soit l'officiel. J'ai notamment été députée à la chambre des communes du Royaume-Uni pour un mandat de cinq ans. La politique, c'était assurément fait pour moi. J'ai adoré ce job. C'est pour cette raison que j'ai décidé de rentrer, pour faire carrière aux États-Unis, mais aussi parce que je voulais retrouver Colleen et Neal. Je me suis présentée aux élections municipales et j'ai perdu. Malheureusement.
Pas de beaucoup ok ?
De toute façon, c'était évident que ces ploucs ne comprenaient pas un mot de ce que je racontais. Mais bon, il faut bien commencer quelque part non ? La ville où j'ai grandi, ça me semblait pas mal.
Je me suis trompée.
Enfin, quelque chose de plus croustillant, ma vie sentimentale. Ou plutot mon absence de vie sentimentale. À vrai dire, je suis trop occupée par mon travail pour réellement pouvoir m'impliquer dans une relation. Et puis pourquoi se restreindre à une seule personne lorsqu'on peut en avoir vingt ? Je suis donc célibataire, et mon cœur n'est pas à prendre.  

• Quelles est votre passion/vécu ayant pu vous apporter des compétences supplémentaires à votre profession ?
J'ai toujours aimé écrire, parler et suis très douée pour ça. J'ai un don certain pour les langues et la négociation. J'aimais bien la poésie quand j'étais petite, en écrire surtout, mais j'ai vite compris que ce n'était pas pour moi. J'ai aussi toujours tiré dans des centres de tir, tout simplement pour me défouler et passer mes nerfs sur un truc qui ne ressent pas la douleur. C'est aussi pour cette raison que j'ai commencé la boxe à mes seize ans, la seule bonne idée que mon père ait eu d'ailleurs.
• Avez-vous été dans le camp militaire de Malsmtrom ou son annexe de mise en quarantaine ?
J'ai été arrêtée par un groupe de ces militaires sur la route pour rejoindre mon frère à l'aéroport. Ils ne voulaient pas que je passe. Ils avaient l'air anxieux et surtout étaient très peu polis si vous voulez mon avis. J'étais au courant de ce qu'il passait en ce moment, ayant fait partie du gouvernement anglais. Sauf que je n'y croyais pas. J'ai éclaté de rire lorsque j'ai su que le président s'était terré dans un bunker. Une poule mouillée. Ce n'était qu'un canular à tous les coups, des jeunes qui voulaient faire le buzz. Donc j'étais un peu surprise quand un de ces trucs a bouffé mon chauffeur. Il était sorti pour payer le barrage humain comme je lui avais ordonné, pour qu'on puisse ensuite partir. Et... il n'a jamais pu revenir. Je pense qu'on peut faire une petite prière pour l'âme de ce pauvre Martin. Du moins s'il s'appelait Martin, je me souviens plus très bien. En tout cas tout le monde se battait contre ce machin et moi je me suis barrée en vitesse. Sauf que j'admets que ma conduite est assez chaotique et que je ne suis pas allée bien loin.
Ils m'ont rattrapée.
Au final j'ai passé quelques jours dans ce camp de l'horreur avant que le maire et ses petits copains fassent leur petite révolte. J'ai pas participé, mais j'étais pas mécontente qu'ils le fassent. Surtout que je harcelais tout le monde depuis mon arrivée pour pouvoir rejoindre mon frère et retrouver ma sœur. Et puis parce que rester avec des sergents de pacotille et manger du pain rassis, très peu pour moi.  

• Connaissez vous le groupe de survivants de la caserne ? Si oui, les avez-vous rencontrés ? Ou seulement entendu des rumeurs à ce sujet ?
Oui, j'ai fait même plus que les rencontrer puisque je suis actuellement parmi eux. Et oui, on fait avec ce qu'on a. En même temps il faut dire ce qui est, j'ai relativement peu de chance de m'en sortir seule dans toute cette merde alors... je suis coincée avec eux. Y a bien mon garde du corps mais il est pas très chaud à l'idée de partir vadrouiller avec moi. Et ma sœur et sa fille ont fini par nous retrouver. Je peux pas partir. Je sais que Neal s'en sortira. Je sais qu'il va bien et qu'on sera bientôt réunis.
• Comment avez-vous obtenu votre arme ?
C'est la mienne. Je la gardais au fond de mon sac par simple précaution, et parce que je suis un peu parano. Finalement je suis plutôt contente d'avoir appris à tirer.
• Avez-vous tué des rôdeurs ? Si oui, combien ? Aucun. Pourquoi se salir les mains quand les autres s'empressent de le faire pour vous ?
• Avez-vous tué d’autres survivants ? Si oui, combien ? Non. Même si c'est pas l'envie qui manque.
• Avez-vous un passif de criminel ?
Criminel criminel... c'est un bien grand mot ça non ? Criminel ça désigne tout et rien à la fois. Disons que j'ai eu quelques ennuis avec la justice à quelques reprises. Rien de bien méchant, quelques détournements de fonds et des affaires peu claires où j'étais à peine concernée.


— Nimy —Dans le monde réelle on m'appelle Léa. J'ai 104 ans, et je viens de France, savoie. J'ai découvert WCA grâce à ses partenariats, et j'ai cédé à m'inscrire parce que JE VOUS AIME TOUS. Mon personnage est un inventé et j'autorise le staff à tuer mon personnage si je disparais. Je suis prête pour rejoindre l'aventure et JE VOUS AIME TOUJOURS.  
PS : Le code du règlement est :
Okey by Blake

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Dernière édition par Victoria Jones le Mar 25 Déc - 21:19, édité 6 fois
Sur Re: Victoria Jones - Some days I am more wolf than woman le Jeu 20 Déc - 12:06
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"Horns like a devil"

— BEFORE —
Du talon d'un ses Louboutin noir, Victoria frappait le sol avec impatience.

Le rythme qu'elle marquait était régulier mais pas moins insupportable pour son interlocutrice. La jeune femme qu'elle avait devant elle, Veera Barrow, était une jeune journaliste d'à peine trente ans. Elle avait renversé son café sur le chemisier de son collègue, Joe, et avait absolument voulu l'aider à enlever la tâche. Résultat, la plus ou moins illustre Mlle. Jones avait du patienter une bonne trentaine de minutes en attendant son interview. C'était inacceptable, d'autant plus qu'on ne faisait pas attendre Victoria Jones. C'était quelque chose de connu, que la demoiselle était plutôt difficile. Ses surnoms variaient, elle était tantôt un dragon qui crachait de l'acide, tantôt un reptile glacial et sans cœur. On lui donnait aussi de jolis noms d'oiseaux bien sympathiques pour qualifier son manque d'empathie et son hypocrisie à toute épreuve. C'était sans doute ce qu'on lui reprochait le plus, ses mensonges. Ses mensonges sur son propre caractère et ses sourires mielleux à longueur de temps. Tous ceux qui l'avaient côtoyés suffisamment longtemps étaient d'accord pour dire que Victoria n'était pas quelqu'un d'aimable. Certainement pas quelqu'un de gentil. En revanche, ils étaient unanime sur le fait qu'elle était une manipulatrice très douée pour obtenir ce qu'elle souhaitait. La brune en tirait une grande fierté, il faut dire qu'elle tirait une grande fierté de tout et n'importe quoi.

- Pour commencer, quels sont les mots que vous emploieriez pour vous décrire ?  


Elle manqua de lever les yeux au ciel. Cette interview promettait d'être longue. À la place elle lui offrit un grand sourire.

- Ambition. Nouveauté. Évolution. Je représente la politique de demain. Une politique évolutive qui souhaite aller de l'avant plutôt que de rester coincée dans un monde archaïque et dépassé. Je souhaite élever mes concitoyens, leur faire comprendre qu'un monde meilleur n'attend qu'eux et qu'il ne tient qu'à un fil qu'ils puissent y accéder.  

Elle était là pour se vendre, pas pour jouer à la marelle, Veera venait de le comprendre. Cette interview s'annonçait longue pour elle aussi. Victoria balaya une mèche de ses cheveux et sourit doucement à la journaliste, un sourire factice comme tous ceux qu'elle offrait. Si Victoria croyait accomplir quelque chose de grand, la vérité était bien moins glorieuse. Great Falls était une petite ville, une petite ville qui n'intéressait pas grand monde. Après avoir été députée à Londres, Jones s'attendait à ce que le monde de la politique lui ouvre les bras à d'autres horizons encore plus hauts. Ça n'avait pas été le cas. Elle avait alors quitté sa ville natale, faute de trouver une occupation et avait cherché de quoi faire dans sa ville d'enfance. Après tout, elle n'était pas si idiote que ça. Elle avait bien compris que son ancien poste ne valait pas autant qu'elle le croyait et que sa valeur sur le marché n'était pas si haute que ça. Elle avait décidé de revoir ses ambitions à la baisse pour une fois et de concurrencer le célèbre Georges Moore. Un défi de taille, même si ce n'était pas le cas à première vue. Le bonhomme était beaucoup apprécié ici, ce n'était pas le cas de Victoria. Les enfants Jones étaient davantage vu comme des Paris Hilton croisés avec des Lily-Rose Depp que comme des vraies personnes. La faute à ses parents qui s'étaient toujours mis en tête de regarder les autres comme s'ils n'étaient rien que des insectes. Elle ne comprenait pas à l'époque. À vrai dire, elle avait des rêves pleins la tête. La jeune Victoria rêvait de devenir poète, s'habillait en noir, portait des Dr. Martens et trouvait ses parents très cons. Le reste s'était effacé, pas ça. Victoria trouvait toujours ses parents très cons, même si elle leur ressemblait désormais plus qu'elle ne l'admettrait jamais. Ses rêves d'une vie d'artiste avaient peu à peu étaient écrasés, broyés par les discours moralisateurs de son père. Le reste s'en était allé avec l'adolescence. Victoria était devenue adulte et avait appris à mentir.

- Je vois. Quel est l'argument que vous donneriez aux citoyens de Great Falls pour les convaincre de vous élire maire ? 

Veera en avait déjà marre. La personne qu'elle avait en face d'elle lui semblait aussi creuse qu'une coquille vide. Rien à l'intérieur, tout en blabla et en rouge à lèvres Chanel. Elle se demandait seulement pourquoi elle était revenue à Great Falls.

- La famille. C'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce que je veux faire de Great Falls. Je suis une personne très attachée aux valeurs familiales et je sais que je peux transformer cette ville en une grande famille unie et sans conflit. Ensemble, rien ne peut nous arrêter.  

Veera se demandait maintenant si elle n'avait pas affaire à une néo-nazie et retint un soupir. La jeune femme restait bouche bée, n'osant pas lui dire que Great Falls était déjà une famille et qu'elle n'en faisait pas partie. Néanmoins, la brune ne mentait pas. C'était une première. Sa famille, c'est tout ce qui importait vraiment. Elle se limitait à trois personnes, Colleen, Neal, Hope, même si elle avait du mal à lui montrer. C'était les liens du sang, les liens indéfectibles, inchangeables. Elle ne se sentait complète qu'à leur côté. Elle savait qu'ils s'étaient éloignés avec le temps, qu'elle n'avait pas vu ses jumeaux depuis une éternité malgré tout ce qu'ils avaient pu traverser ensemble. Leur enfance n'avait pas été aussi rose qu'elle en avait l'air, riche bien sûr, mais pas heureuse. Elle avait été ponctuée de réceptions mondaines, de gens superficiels et de remarques inutiles. Victoria leur vouait une haine incroyable à l'époque, elle y allait désormais de son plein gré. La mondanité n'avait pas changé ses jumeaux, elle si. Elle était devenue plus dure. Plus acerbe. Les remarques continuelles de leur père avaient fini par la transformer qu'elle le veuille ou non et la passivité de leur mère n'avait pas aidé. Elle avait tant voulu le rendre fier, en ayant les meilleurs notes, en devenant la fille parfaite. Celle qui souriait sur les photos quand elle avait envie d'hurler et celle qui taisait les infidélités de l'un et l'alcoolisme de l'autre. Oui, c'était la famille qui avait fait d'elle ce qu'elle était. Et c'était la famille qui lui permettait de rester humaine. C'était avec Colleen qu'elle se soûlait au champagne et avec Neal qu'elle jouait aux fléchettes sur une photo de leur père. Avec eux deux qu'elle faisait des batailles d'oreillers absolument mémorables. C'était elle qui avait essuyé les larmes de sa sœur lorsqu'elle avait appris sa grossesse, elle qui était là lorsqu'elle l'avait avoué à ses parents. Ils formaient un tout, indéfectible, insoluble, et pourtant si différent.

- Qu'en est-il de votre passé de jet setteuse et de vos démêlés judiciaires ?  

Veera savait que cette question était à éviter, elle s'en foutait pas mal à vrai dire. Elle savait que Jones ne serait pas élue. Et puis elle avait bien envie d'entendre ce qu'elle avait à dire. La concernée esquissa un sourire renversant, baissant les yeux un instant.

- Quel est le mot le plus important de votre question Veera ? Passé. J'ai eu une adolescence, comme tout le monde. La différence c'est que moi, j'avais les moyens de passer une nuit à Courchevel et d'aller prendre mon café à Rome le lendemain matin. Est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne ? Je ne pense pas. Quant à mes problèmes judiciaires... ils font aussi partie du passé. J'ai été innocenté.  

Ça ne voulait pas dire qu'elle n'était pas coupable pour autant. Elle était passée entre les mailles du filet, parce qu'elle le connaissait bien, ce filet. Elle avait magouillé un peu c'est vrai, avait joué avec le feu et s'était brûlée rapidement les doigts. Elle ne le regrettait pas. Quant à ses frasques adolescentes... Ah ça, elle en avait claqué des thunes pour rien du tout. À vrai dire, elle se fichait pas mal de ce qu'elle achetait. Tout était bon pour emmerder ses parents. Ça marchait plutôt bien, la plupart du temps. Elle avait passé son enfance à faire de son mieux, alors elle avait eu envie de changer ça. Ça n'avait pas duré longtemps, un an tout au plus, mais ça avait suffit pour que les journaux locaux capturent une photo d'elle à cheval sur un trottoir en criant qu'elle était un panda. Ça avait été compliqué de rattraper ça après, d'où son départ pour l'Angleterre après ses études. Neal était parti vivre sa vie et Colleen était restée à Great Falls pour élever sa fille. Elle avait fait son choix plus ou moins vite, souhaitant entrer dans la sphère politique et ne pouvant pas le faire au Montana. À Londres, son image était vierge et les Jones bien vus. Elle n'avait pas mis longtemps avant de rejoindre un parti politique et d'être finalement élue. Le salaire qu'elle gagnait était bon, voir même très bon et elle put mener la vie qu'elle voulait sans mal. Une période heureuse de sa vie, pourtant éloignée de sa famille. Elle avait souffert de cet éloignement, même si elle parlait régulièrement avec Colleen et Neal par Skype. Elle avait comprit que la vie se poursuivait sans elle, que des choses arrivaient, que Hope grandissait et qu'elle n'était pas là pour le voir. Elle s'effaçait peu à peu de leur vie. Ça la faisait souffrir. Infiniment.

Alors elle avait décidé de revenir. Au bout de cinq ans d'absence.

Sauf que sa réponse ne satisfaisait pas Veera. Qu'aucune de ses réponses ne la satisfaisait et qu'elle n'hésiterait pas à la lyncher à la sortie de son article le lendemain.

- Un dernier mot pour vos électeurs Mlle. Jones ?  

Elle écourtait, certes, mais personne ne lui en voudrait. Pas même Victoria que cette interview ennuyait au plus haut point. La brune sourit une dernière fois et haussa les épaules, l'air de rien. Comme si rien de ce qu'elle disait n'était préparé. Comme si chaque mot qu'elle prononçait n'avait pas été réglé au millimètre près.

- Je leur dirais que le choix leur appartient. Qu'il ne sert à rien de voter pour moi s'ils ne croient pas en ma vision de l'avenir. En revanche, s'ils pensent fermement que Great Falls est capable de plus alors... mon nom est Victoria Jones. C'est le nom qui sera inscrit sur le bulletin à mettre dans l'urne.

Veera éteignit son enregistreur, toujours aussi déboussolée. Elle serra la main de la politicienne et la salua cérémonieusement avant de quitter la pièce. Elle savait que les gens sauraient faire de bons choix, mais ça la terrifiait tout de même que certains se laissent duper. Ça l'avait déprimé en quelque sorte. De voir que des personnes si viles tentaient de s'emparer de sa ville pour en faire une zone commerciale de plus cernée par les autoroutes.

La personne vile ramassa son sac posé sur la table et partit en faisant claquer ses talons sur le carrelage. Elle était plutôt pressée, même si elle n'était au fond pas si occupée qu'elle le faisait croire. Elle était toujours pressée, même quand elle n'avait rien à faire.

Victoria s'installa à l'arrière de sa voiture, donna l'adresse à son chauffeur et sortit son téléphone. Elle composa le numéro de Colleen, elle était à Great Falls et elle souhaitait la voir. Elle souhaitait passer du temps avec elle. Elle était revenue pour ça en fin de compte.

Elle tombait sur son répondeur.

- Salut... c'est Vic. Je sais que tu es plutôt occupée mais... je me disais qu'on pourrait peut-être prendre un café toi et moi ? Ou un thé enfin... ce que tu veux. Ça fait un moment...  

Elle mordit sa lèvre, se maudit silencieusement et effaça son message. Ridicule. Purement et simplement ridicule.

Elle composa le numéro de Neal.

Tomba sur le répondeur.

- Hey... salut toi. C'est ta sœur je sais pas trop si tu te souviens de moi... faudrait qu'on s'appelle un de ces jours, tu me manques...

Encore plus pathétique. Elle effaça de nouveau et reposa sa tête contre le siège de sa voiture, fermant les yeux. Elle était fatiguée. Fatiguée d'être pathétique. Elle avait le sentiment de ne plus compter. C'était terrible. Elle avait l'impression de s'effacer. Parce qu'au fond, rien n'importait plus si sa famille lui tournait le dos. Il pouvait lui arriver n'importe quoi, elle survivrait. Mais ça... ça non. Elle n'aurait pas pu continuer de vivre sans eux. Elle n'avait plus grand chose d'humain sans eux.

- Tu devrais t'occuper de toi au lieu de courir après eux.  


La brune sourit tristement. Elle s'était occupée d'elle toute sa vie. Mais elle c'était aussi ses jumeaux. Il n'y avait pas d'elle sans eux.

- S'occuper de moi c'est m'occuper d'eux.  


William, son garde du corps. Un brave type qui avait fait l'armée. Elle lui faisait confiance. C'était déjà énorme. Il connaissait la plupart de ses secrets. Elle se le tapait de temps en temps aussi.

- Je parle de ton cancer, Victoria.  


Parce qu'il ne faut jamais oublier que derrière une fille sans cœur il y en a une en larmes qui prie à genoux pour qu'on l'épargne. Parce qu'il ne faut jamais s'arrêter aux apparences et toujours soulever les masques pour voir ce qu'il se cache dessous. Tout sera toujours plus intéressant que ce qu'il y a à la surface, que ce que les gens souhaitent montrer. Victoria Jones est une de ces femmes qui a décidé de faire semblant, de devenir dure en apparence et de croire en cette dureté. Victoria Jones n'est rien d'autre qu'une victime d'une société formatée par les clichés. On devient ce que les autres veulent qu'on devienne. Victoria est influençable. Victoria est impitoyable.

Victoria est surtout mourante.

Et personne n'est au courant.


— AFTER —
- Il faut que je sorte.  

C'était de la folie. De la folie pure. La brune ne flancherait pas. Ça faisait des semaines qu'elle était enfermée dans ce camp terrible. Des semaines qu'elle ne réclamait que de sortir. On lui avait proposé la cellule pour les personnes importantes, elle en avait été flattée, mais avait du refuser. Tout ce qu'elle voulait, c'était sortir.

- La ferme, Jones.
 

Elle se tenait là, les bras croises, le menton haut, le visage fermé mais surtout déterminé. Elle devait retrouver Colleen. Elle devait retrouver Neal. Elle devait retrouver sa famille.

- Je. Dois. Sortir.  


Le militaire commençait à perdre patience, il en avait beaucoup puisqu'il s'agissait tout de même de sa vingtième demande.

- La. Ferme. Jones.  


Victoria, elle, n'avait pas énormément de patience. En revanche elle était infiniment têtue. Elle n'abandonnerait pas.

- Qu'est-ce qu'il comprend pas le primate ? Quel mot je dois expliquer ? Il faut que je sorte ! C'est quoi le problème ? Le verbe sortir ? Faut pas que je conjugue ? Moi vouloir partir de ce trou à rats. Toi comprendre ?


Cette fois c'en était trop. La porte fut ouverte et la brune se prit la droite la mieux envoyée du siècle.

- Maintenant, tu fermes ta putain de gueule ou je te la brise.  
- Arrête.  

C'était lui. Victoria essuya d'un revers de manche le sang qui coulait sur son menton. Elle espérait simplement que son nez n'était pas cassé, il était bien trop parfait pour être brisé.

- C'est ma sœur, tu la touche pas.  

Elle n'était plus sa sœur. Plus depuis qu'il était parti depuis ce qu'il lui semblait être des siècles. Il avait toujours été une légende dans sa famille. Le genre de personne effacé de l'histoire familiale, le secret dont personne ne parlait jamais. Il n'avait pas supporté la pression. Il avait voulu être libre.

Ça lui faisait une belle jambe.

Elle ne lui pardonnerait jamais ce qu'il avait fait. Les abandonner. C'était lâche. Indigne d'eux. Il n'était pas de sa famille, il ne le serait jamais. Elle avait été proche de lui, mais il n'avait pas enduré tout ce qu'elle avait pu subir. Les mensonges, les crises de colère, les mensonges encore et encore. Il n'était pas de sa famille.

- L'écoute pas, il dit n'importe quoi. Par contre je veux toujours sortir.  


Là encore, c'était trop. La brune fut soulevée comme un vulgaire sac à patates alors qu'elle rappelait en hurlant à qui voulait bien l'entendre qui elle était, combien elle était puissante et quelle terrible erreur il commettait. Victoria fut jetée dans une pièce sombre, exiguë où elle était censée réfléchir à ses actes.

On l'avait mis au coin.

- Je peux même pas voir Will ?  
- Ta gueule.  

C'était une réponse plutôt franche. Elle se mit aussitôt à fouiller partout, cherchant un moyen de s'évader tout en se demandant comment elle avait pu se retrouver dans une situation aussi grotesque. Bien sûr qu'elle avait vu cette chose. Bien sûr qu'elle ne pouvait pas nier que c'était étrange. Mais tout de même... une apocalypse ?

Ridicule.

En tout cas, c'était l'occasion en or de prendre le contrôle du monde entier. Les gouvernements s'étaient écroulés d'après ce qu'elle avait compris et le président des états-unis se terrait dans un bunker. Lamentable. Mais une occasion en or pour elle qu'elle n'aurait jamais pu avoir sans cet événement.

Enfin... encore fallait-il qu'elle sorte d'ici quoi.

De toute façon des bruits courraient dans le dortoir. Certains n'apprécieraient pas la façon de faire des militaires. Dont le super maire de leur super ville. Qu'est-ce qu'il l'énervait celui-là. N'empêche que beaucoup commençaient à parler de rébellion, ce qui arrangeait plutôt bien Victoria. Au fond, elle n'avait plus qu'à attendre que la poudrerie explose et en profiter pour s'éclipser. Elle suivrait discrètement le groupe un moment et s'en irait pour retrouver sa famille au bon moment. Ça semblait être pas mal.

Sauf qu'elle était encore coincée ici.

Elle donna quelques coups d'épaule dans la porte, qui ne bougea pas d'un pouce. En revanche elle s'était sûrement déplacée la clavicule. Et puis elle se rappela d'un vieux proverbe bancal et utilisé par quelques pays comme devise.

L'union fait la force.

Bancal mais utile dans sa situation.

- Hé ! Toi ! Oui toi ! Le soi-disant grand frère !  

Elle savait qu'il était là. Tout près. Qu'il attendait qu'elle l'appelle. Elle le savait, elle le sentait. Elle le manipulerait. Elle le manipulerait et n'en éprouverait aucun remord, parce qu'il le méritait. Elle lui ferait des promesses vides, mentirait honteusement jusqu'à ce qu'il croit avoir une place dans son cœur. Il l'aiderait à s'évader.

Elle le savait.

Les larmes vinrent d'elles mêmes.

- J'ai peur...

La partie était déjà gagnée.

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Dernière édition par Victoria Jones le Jeu 10 Jan - 19:50, édité 5 fois
Sur Re: Victoria Jones - Some days I am more wolf than woman le Sam 22 Déc - 14:03
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Re-bienvenue la belle
Sur Re: Victoria Jones - Some days I am more wolf than woman le Sam 22 Déc - 23:50
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Merci Blakoune
Sur Re: Victoria Jones - Some days I am more wolf than woman le Mer 26 Déc - 13:50
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Félicitations !


Bienvenue officiellement à La Caserne ! Ta fiche de présentation remporte l’oscar du « j’ai le droit de survivre et de flipper à chaque râle de morts-vivants que je rencontre ! » Mais pas de précipitation, petit poisson. Il faut t’acclimater à l’eau de ton nouvel aquarium avant de te jeter à l’eau ! Il te reste donc à faire ta fiche de personnage, recenser ton personnage, sa place au Fort Marston et son métier.

Tu peux également dès à présent créer un scénario et signaler une recherche de liens ainsi qu’un recherche de rp.

Avec cette validation, tu peux dès à présent nous rejoindre sur les jeux les jeux et sur Discord.

Enfin, tu peux jeter un œil à notre marché des survivants. Trop de dépenses à prévoir ? Commence à accumuler des points en votant et créant un nouveau sujet de vote chaque mois sur la catégorie top-site.

Une nouvelle fois, nous te souhaitons la bienvenue et espérons que tu te plaises sur WCA. En cas de questions ou suggestions, n’hésite pas à faire un tour sur notre boite à idées.


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Sur Re: Victoria Jones - Some days I am more wolf than woman le
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